29.10.2006
Saison Théâtrale 06-07 / Octobre / Nos chroniques
11ème Saison Chroniques 11.11 à 11.24
- Page 173
- Les Histrions
- Fin de partie
- Quartett
- Synopsis & Squash
- Blanc
- Page 174
- Votre serviteur Orson Welles
- La petite Chronique d' Anna Magdalena Bach
- Baal
- Dolorès Claiborne
- Le gardien
- Page 175
- Je nous aime beaucoup
- Zouc par Zouc
- Sujet: Chomsky !
- Bagdad Café
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08.10.2006
Salut final de légende pour " BEN-HUR au Stade de France "
Vingt-et-une heures passées de quelques minutes en ce samedi 30 septembre 2006 et voici juché sur la plate-forme technique, Robert Hossein qui donne, de son bras soudain abaissé, le signal d'ouverture pour l'ultime cinquième représentation du faramineux projet théâtral de sa vie: "BEN-HUR".
Dès l'enfance, il en avait rêvé et voilà qu'à quelques encablures de ses quatre-vingt ans, le comédien devenu metteur en scène de "grand spectacle vivant" touche à l'apothéose de sa carrière qui va être couronnée d'ici à quelque cent minutes par un tour d'honneur du Stade de France sur l'un des chars légendaires:
Micro en main au centre de la scène épique, adressant ses remerciements au public ainsi qu'à toutes les équipes administratives, techniques et artistiques pour cette fabuleuse réalisation aboutie après deux années de créativité et de répétitions sans relâche des onze tableaux conceptualisés avec Alain Decaux son alter ego de partenaire, il pourra alors conclure en démiurge paradoxal: "J'essaierai de faire mieux la prochaine fois !..."
Cependant dès la première seconde du gong Hosseinnien, le ton est donné à l'image arrêtée sur de grandes fresques successives où vont se déplacer des foules humaines en proie à la bataille, à la souffrance et à la mort.
Superbe esthétique picturale figée en instants sublimes par delà le stade du gigantisme et de la multitude.
Pour seule concession aux technologies visuelles, apparaîtront fugitivement sur de petits écrans au pourtour de l'arène antique, le visage des principaux protagonistes lors de leur prestation initiale.
Sur la piste ovale du cirque romain, couleur terre battue tennistique, vont donc pouvoir défiler et s'entrechoquer les hostilités plébéiennes pendant que vont se concevoir et se construire les défis impériaux.
Mais, c'est néanmoins l'amour du prochain qui au travers de la misère universelle dictera la cause du "faible en puissance" face à la lâcheté et la trahison du "fort virtuel":
Ainsi vont notamment se côtoyer les figures emblématiques de Ben-Hur (Christophe Héraut), Messala (Franck Sémonin), Ponce Pilate (Henry-Jean Servat) et Jésus (Steven-James Gunnell) sur des toiles où le fond sera peint avec des armées de légionnaires, des contingents de gladiateurs, des cohortes d'esclaves, des hordes de lépreux pour mieux faire triompher la Rédemption d'une humanité déjà tellement menacée à l'époque de Tibère (Gil Geisweiller).
Si la célèbre course de char (cavalerie et cascades: Mario Luraschi) sera tant attendue pour venger l'honneur de Ben Hur dont Myriam la mère (Jacqueline Danno) et Tirza la soeur (Gaëlle Billaud-Danno) furent livrées au bannissement honteux, c'est néanmoins l'assemblage (décorateur: Christian Vallat) en temps réel de la galère victorieuse des barbares qui aura retenu le souffle des spectateurs médusés.
Toutefois de mémoire de stade, jamais cumul de honte et douleurs n'aura-t-il été autant sublimé que par l'arrivée spectaculaire du quadrige vainqueur terrassant, à la force des bras du héros, l'arrogance romaine personnifiée par Messala agrippé aux rênes de son char en perdition et traîné sur deux tours dans le sable détrempé préventivement... par les cieux en signe d'ultime solidarité.
Le sacrifice et le calvaire du Christ pourront alors résonner comme le rachat de toutes les turpitudes et injustices terrestres, autorisant la compassion à civiliser l'histoire de l'homme alors que devait monter du coeur du stade l'immense clameur tellement méritée: Ave Robert Hossein !
Theothea le 01/10/06
Consultez cet article de Theothea.com
sur EN COULISSE
http://www.theothea.com/page172.htm#benhur
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07.10.2006
Saison Théâtrale 06-07 / Septembre / Nos chroniques
11ème Saison Chroniques 11.01 à 11.10
- Page 171
- OPUS COEUR
- UN CHEVAL
- LE JARDIN
- L'IMPORTANCE D'ÊTRE CONSTANT
- ADULTERES
- Page 172
- LA DANSE DE L'ALBATROS
- L'ELEGANT PROFIL D'UNE BUGATTI SOUS LA LUNE
- SI TU MOURAIS

- IL CAMPIELLO

- BEN HUR 967ème chronique (depuis 1996)
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