14.08.2006

LES ROLLING STONES sautent la case " VALLADOLID "

LES ROLLING STONES sautent la case " VALLADOLID "

Present devant le stade Zorilla de Valladolid (Espagne) ce lundi 14/08/06 a 19h00, nous n·avons pu que constater l·annulation en derniere minute du concert des Rolling Stones programme dans cette ville depuis debut 2006. Aucune note officielle n·etait affichee a l·abord du stade. Seule la rumeur tenait lieu d·information: Une extinction de voix de Mick Jagger aurait contraint le groupe a renoncer, par voie de presse vers 14h00, a presenter ce meme jour leur Bigger Bang alors qu·un deuxieme concert espagnol est toujours prevu a EL Ejido (Andalousie) pour le 16 août.

Sur place, vu de l·exterieur du stade, nous constations cependant que le demontage de la scene semblait deja tres avance en ne laissant plus apparaìtre que des restes de l·infrastructure.

Trois concerts devaient se derouler en 6 jours apres celui de Nice (France) le 8 août et avant de rejoindre l·Angleterre: Porto (Portugal) le 12, Valladolid le 14, El Ejido le 16. Est-ce la proximite des dates qui aura eu raison de la gorge du chanteur?

Toujours est-il que le soir venu sur la plaza Mayor trainant leurs âmes en peine, ceux qui avaient fait le voyage de Valladolid continuaient d·arborer les Tee-Shirt racontant l·histoire du groupe tout en souhaitant que cette defection ne soit qu·une anicroche supplementaire a cette tournee europeenne du Bigger Bang se deroulant sous des auspices pour le moins antagonistes!...

Theothea.com - Valladolid le 14/08/06 - 21h00

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03.08.2006

LES ROLLING STONES AU STADE DU BIGGER BANG

Stade de France - vendredi 28 juillet 2006 - 21h25 -

Les projecteurs s'éteignent, le ciel est lourd sous une température ardente; le "Bigger Band" va enfin pouvoir s'embraser avec le "Jumping Jack Flash" en prémices d'un frénétique "It's only Rock and Roll".

Ils sont tous là, les rescapés des deux concerts annulés à Paris pour une cession de substitution à l'identique: "Mieux vaut tard que jamais" confiera dans quelques instants Mick Jagger.

Miraculé des dieux du Rock and Roll, Keith Richards redescendu d'un au-delà de l'Olympe est ici bien vivant sur l'immense scène alors même qu'en flirtant avec le pire, le guitariste semble avoir laissé en gage son sourire légendaire tout en retrouvant sa tête des mauvais jours... Ce qui pour les afficionados est un très bon signe.

D'emblée Charlie Watts étonne par son contraste avec le reste du band: Serait-il devenu celui qui, en apesanteur sur son nuage de fumée, respire la sérénité en validant l'absence de doute vital ?

Quant à Ron Wood en fidèle acolyte débridé, il est déjà fébrile à l'ouvrage, plus que jamais convaincu qu'un sevrage gagné saurait être un investissement à long terme sur les actions et obligations du groupe mythique.

S'enchaînent alors un peu poussif, le récent "Oh no not you again" et le classique "She's so cold" auquel on eût largement préféré un "Let's spend the night together" programmé en lieu et place sur les "play list" des premiers concerts européens.

Mais voici venu le temps des blues d'excellence initiés par un émouvant "Tumbling dice" au feeling de branle-bas, pour un sublissime "As tears go by" plus que jamais évocateur de Marianne Faithfull et un petit nouveau dans la cour des grands, le mélancolique et poignant "Streets of love".

Dès lors Mick Jagger peut sortir le grand jeu d'harmonica pour sculpter dans les gémissements de l'âme, un cultissime et rugueux "Midnight rambler" au feeling.

Bientôt accompagnée du saxo de Bobby Keyes, la sensuelle Lisa Fischer fera jaillir à son tour dans les frissons à fleur de peau, son envolée vocale pour un "Night time is the right time" au cours d'un superbe duo avec Mick en hommage à Ray Charles.

       

Point d'orgue.

Ô temps suspend ton vol !...

         

Toutefois à cet instant du show des retrouvailles, quasi inespérées à une trépanation près, le passage obligé depuis quelques décades où Keith se doit de psalmodier deux complaintes d'abord en solo "This place is empty" et "Before they make me run" pendant que le Maestro se ressource en coulisses, apparaît quelque peu suranné.

D'ailleurs un concert des Rolling Stones est forcément l'objet d'un enjeu diabolique, mais il semblerait que ce soir à Paris, la bande des quatre s'y amuse assez peu à l'unisson. Perspective ô combien paradoxale depuis la pelouse en "or" d'avant-scène ?

Certes la partie mobile de la scène s'étant maintenant déplacée sur rails vers le centre de gravité du stade, tous souquent désormais en cadence au mieux du rock and roll, "Miss you", "Rough justice", "Start me up", mais quelque chose du charme d'avant la chute Fidjienne semble s'être muée soudain en détermination davantage qu'en plaisir.

La perfection technique d'après le "big bang du cocotier" ne trahit aucune souffrance maligne d'avant le choc cérébral, mais cependant, immergé au coeur du public, un tourment imperceptible semble surnager au travers des quatre musiciens en mal d'harmonie.

Puis alors que la scène s'en retourne peu à peu vers son point d'ancrage initial, l'exhibition se bonifie de surcroît, tout à l'avantage d'envoûtants riffs de bravoure sur "Honky tonk woman" et "Sympathy for the devil".

Si le perfectionnisme de Mick Jagger, en côtoyant les limites du prévisible, devait perdre sa haute main sur le destin collectif, le leader a en contrepartie maximalisé la conscience professionnelle du groupe en misant le patrimoine artistique sur la performance interactive, ici et maintenant :

Place donc à un magistral "Paint in black" d'anthologie à la cithare électrique s'ouvrant sur le must du "Brown Sugar" au sommet de l'art total pour "spectacle musical vivant" :          

Quelle magnifique infrastructure en effet que cet échafaudage métallique enrobé de galeries de lumière psychédélique d'où la gent privilégiée admire comme au balcon du théâtre, les héros d'une nuit magique magnifiée de bâtonnets luminescents agités par des milliers de mains !...

Surplombant le chanteur hors normes, voici l'écran central qui le démultiplie au centuple des yeux rivés sur le charisme personnifié, son savoir-faire ainsi que ses faire-valoir.

Si l'ensemble du dispositif est largement à la hauteur du concept projeté pour de vastes volumes acoustiques, il s'ensuit que l'opportunité de parcourir la scène de long en large n'a plus la même nécessité chevillée aux jambes du leader sexagénaire (63 ans et 2 jours en temps réel) néanmoins toujours partant et bondissant de plus bel à l'approche sentencieuse du final, "Can't always get what you want" :

23h40 - Le ciel s'est alors fort pertinemment étoilé !...

Un feu d'artifices en miniature pour cause de proximité de voûte des tribunes va mettre un terme momentané à l'hymne de ralliement "I can't get no satisfaction" prônant depuis près d'un demi-siècle la frustration en art de vivre à outrances, alors qu'en cette 31ème tournée mondiale, les Rolling tonnent ce grandiose "Bigger Bang" dont la réalisation conceptuelle signe la plus aboutie de leurs créations scéniques.

Theothea le 30 juillet  2006      

     

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EN COULISSE Theothea.com avec quatre photos du Bigger Bang